>> La mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 dans l'éducation nationale

Extrait du dernier rapport de juillet 2012, publié par des inspecteurs de l'Education nationale "Note sur la situation des élèves déficients auditifs" 


La compensation du handicap à travers les textes depuis la loi de 2005, des pôles aux PASS

Dans l'éducation et le parcours scolaire des jeunes sourds, l'article L. 112-3 du code de l'éducation pose le principe de la liberté de choix entre une communication bilingue (langue des signes et langue française) et une communication en langue française. Ces deux modes de communication doivent être possibles dans les établissements scolaires où sont regroupés des élèves sourds (parfois dans des classes ordinaires, avec les élèves « entendants »), qu'ils soient eux-mêmes « signants » ou « oralisants », selon des modalités diverses. Dès la maternelle, un apprentissage ou une consolidation de la connaissance de la langue des signes française (LSF) doit être assuré pour ces jeunes sourds, ainsi qu'un accès graduel au français via le français écrit (lecture et écriture).

 

Des programmes d'enseignement de la langue des signes française sont élaborés en 2008 et 2009 pour l'école primaire, le collège et le lycée d'enseignement général et technologique et pour le lycée d'enseignement professionnel en vue de permettre une communication bilingue (langue des signes française - langue française) aux élèves sourds dont les parents en ont fait le choix.

 

Pour assurer la nécessaire continuité entre les niveaux d'enseignement, la circulaire n° 2008-109 du 21 août 2008 fixe comme objectif l'établissement progressif, dans chaque académie, de la carte des « pôles LSF » où cet enseignement doit être dispensé. Une dizaine de ces pôles sont ouverts.

 

Cependant ces pôles ne concernent pas les élèves sourds et malentendants qui ont fait le choix du français oralisé. Il est donc apparu nécessaire de compléter la circulaire précitée en élargissant la notion de pôle ressources. Tel est l'objet de la circulaire n° 2010-068 du 28 mai 2010 qui vise un resserrement et une mise en cohérence des ressources et dispositifs, ainsi qu'un rapprochement des élèves ayant choisi les deux modes linguistiques.

 

La construction progressive de pôles pour l'accompagnement à la scolarisation des jeunes sourds (ou PASS) dans chaque académie, parfois sur plusieurs sites en fonction du nombre d'élèves concernés et le plus près possible de leur domicile, est en cours. Elle doit se poursuivre en fonction de la ressource humaine progressivement disponible pour enseigner la langue des signes française et de la constitution d'un vivier de professeurs qualifiés (titulaires du CAPES « langue des signes française » dont la première session s'est ouverte en 2010 et qui peuvent désormais enseigner la langue des signes française) et/ou habilités officiellement par l'attribution de la certification complémentaire (note de service n° 2009-188 du 17 décembre 2009, publiée au BOEN du 24 décembre 2009) pour enseigner leur discipline en langue des signes française. Afin de compléter les dispositions prévues par la circulaire n° 2008-109 du 21 août 20 08, un médiateur pédagogique est désigné dans chaque « PASS ». Il sera choisi parmi les professeurs (du premier ou du second degré) ayant acquis la certification complémentaire en langue des signes française prévue par l'arrêté du 30 novembre 2009. Sa mission de médiation pédagogique s'exerce auprès des élèves, auprès de ses collègues professeurs ; il assure l'interface dans la communication (français/LSF ou LSF/français) entre les parents et les professeurs ou le personnel administratif de l'établissement, selon les besoins.

 

Le recours aux TICE offre en outre de nouvelles perspectives. Le plan gouvernemental en faveur des personnes sourdes ou malentendantes a inscrit l'expérimentation de nouvelles technologies de l'information et de la communication dans trois académies (Créteil, Rouen et Nantes) dès la rentrée 2010. Leur emploi, en simultané dans la seule salle de classe, doit permettre une interactivité entre le professeur, les élèves entendants et les élèves sourds scolarisés avec eux.

 

Un facteur déterminant : les ressources humaines

Il convient d'abord de souligner que la création récente d'un poste d'IA-IPR « langue des signes française » avec une lettre de mission constitue un atout sur ce point.

 

La mise en place des PASS répond à un réel besoin pour des familles qui ne pouvaient accéder à un enseignement de la LSF sans envisager un déplacement. Toutefois, dans la mesure où la scolarisation des sourds profonds et l'offre de langue des signes française qui l'accompagne est un phénomène très récent, la ressource humaine propre à l'assurer est encore à la fois quantitativement insuffisante, et qualitativement hétérogène.

 

Installer au moins un PASS par académie implique d'y installer une équipe minimale, pilotée le plus souvent par l'IEN ASH. Cette équipe se compose :

  • d'un professeur des écoles « spécialisé » ;
  • d'au moins un professeur de langue des signes française du second degré ;
  • de professeurs de toutes disciplines titulaires de la certification complémentaire pour enseigner en langue des signes française ; c'est souvent parmi eux que se recrute le médiateur ;
  • d'AVS collectifs ou individuels maîtrisant codes ou LSF ;
  • d'interprètes. 

 

L'équipe doit disposer d'un équipement numérique spécifique et opérationnel. Son bon fonctionnement peut être entravé par l'absence d'un seul de ses éléments, tous difficiles à remplacer.

 

Il apparaît d'emblée que la qualification des acteurs demeure conjoncturelle et peut varier considérablement. Telle enseignante du premier degré, titulaire d'un CAPSAIS, a dû assurer sa formation en langue des signes française en prenant une disponibilité pour convenances personnelles et sur ses fonds propres.

 

La présence du professeur de langue des signes française permet de pérenniser l'offre de cette langue et garantit la cohérence du parcours jusqu'au baccalauréat. Or le CAPES « langue des signes française » a été ouvert en 2010, il en est à sa troisième session, et 13 professeurs ont ainsi été recrutés. Dans une configuration favorable, c'est-à-dire en considérant qu'il existe un vivier « théorique » et que les candidats potentiels se présentent effectivement, en considérant que le même nombre de postes soit mis au concours tous les ans et que ceux-ci soient pourvus, il faudra encore quatre ou cinq ans pour atteindre l'objectif évoqué. Entre temps, le recrutement de personnels non-titulaires aura posé d'autres problèmes.

 

Outre le professeur de langue des signes française, les cours des autres disciplines peuvent être, soit dispensés par un enseignant avec certification complémentaire en langue des signes française, soit traduits par des interprètes ; parfois, au niveau lycée en particulier, où l'autonomie des élèves est plus grande, il est possible de se contenter d'aménagements pédagogiques (remise du cours écrit, remise d'un plan, de documents photographiques, etc.). Or l'enquête de l'IA-IPR de langue des signes française révèle que la certification complémentaire est accordée à un niveau très modeste. De fait, plusieurs d'entre les titulaires ont demandé à ne pas interroger au baccalauréat, craignant que les candidats ne jugent défavorablement leur maîtrise de la langue. Pour ne pas prendre de retard sur la mise en place des PASS, certaines académies « certifient » des candidats qui ont surtout le mérite de se montrer volontaires.

 

Bien qu'aucun recensement des titulaires de la certification complémentaire en langue des signes française et de leurs disciplines respectives n'ait encore été entrepris à ce jour, l'inspection générale n'en a pas vu plus d'un ou deux par établissement concerné. Cette insuffisance peut être compensée par des interprètes, mais le recours à ces professionnels présente un coût élevé ; d'autre part, les élèves les considèrent parfois comme un écran entre eux et le sens et ils redoutent de perdre de l'information.

 

Outre ces partenaires, tous les interlocuteurs entendus, et en particulier les chefs d'établissement, soulignent les besoins en formation. Il ne s'agit pas pour eux d'apprendre à signer couramment, mais d'acquérir des rudiments de langue leur permettant des échanges de courtoisie et de convivialité, ainsi qu'une initiation minimale à la problématique spécifique du handicap sensoriel.

 

Comme on l'a évoqué plus haut, ces acteurs, certifiés en langue des signes française, certifiés ou agrégés d'une discipline et titulaires d'une certification complémentaire leur permettant (en principe et pas toujours en pratique) de faire cours en LSF, ne peuvent pas être remplacés quand ils sont absents et il n'est pas toujours possible de leur trouver un successeur quand ils quittent l'académie. Le recrutement des vacataires pose divers problèmes : évaluation de leur niveau, rattachement à tel ou tel ministère d'origine, pérennisation dans le poste, titularisation à terme.

 

Ces observations sur les ressources humaines conduisent à se poser la question de l'échelle, c'est-à-dire des effectifs, question qui débouche elle-même sur celle du statut de la langue des signes française, langue première ou langue vivante étrangère.

 

L'aménagement du territoire pédagogique ; questions d'échelle

La mise en oeuvre des PASS débute parfois sans demande perceptible.

 

Les sourds oralisants peuvent aspirer à être accueillis dans une classe ordinaire moyennant certains aménagements ; le choix que les familles ont fait de l'oralisation est largement dicté par cette aspiration à l'inclusion.

 

D'autre part, on ne recense parfois qu'une faible proportion de « signants » parmi les élèves sourds ou malentendants. Il est toutefois difficile de l'apprécier256. La DGESCO ne dispose pas de données précises, n'ayant connaissance que du nombre d'élèves regroupés sous l'étiquette « troubles auditifs ».

 

Il s'ensuit des disparités importantes d'une académie à l'autre, ainsi qu'un certain décalage entre les structures qui se mettent en place et la demande identifiée. Dans telle académie, on n'a pas pu ouvrir la CLIS (qui possédait pourtant déjà son enseignante, un professeur des écoles signant) faute d'élèves ; dans telle autre, le pôle LSF a deux élèves en élémentaire (il y en aura deux de plus l'an prochain), et doit absolument se lancer dans une campagne de recrutement à travers le quartier. Dans une autre enfin, on compte seulement huit élèves de langue des signes française pour toute l'académie. La faiblesse des effectifs n'est pas sans conséquences sur la gestion ; toute prévision devient presque impossible.

 

Dans le cas des sourds signants, la politique de proximité, outre qu'elle complique la tâche des cadres, peut se révéler contre-productive pour plusieurs raisons :

  • des effectifs trop faibles ne permettent pas l'immersion linguistique hors du cours, essentielle pour une pratique de la langue première ; la langue pratiquée par les enfants demeure alors strictement liée à des situations scolaires, et donc pauvre, surtout lorsque les parents sont entendants ;
  • pendant la période de montée en charge du dispositif, un professeur de langue des signes française donne rarement ses cours exclusivement à des élèves sourds, un seul groupe en tout état de cause, parfois composé de trois ou quatre éléments. Il lui arrive donc de « compléter » son service (dans telle académie, au niveau du supérieur ; le plus souvent par création d'une option « langue des signes française » pour les entendants intéressés) Ce complément, parfois hors besoins immédiats et urgents, en développe d'autres ; on installe une offre de LSF à vocation strictement linguistique, pour l'intérêt culturel au sens large, comme une autre langue rare. Le cours est parfois victime de son succès et il arrive que la demande augmente à proportion du charisme de l'enseignant. Cela conduit à créer un nouveau groupe, voire à ouvrir un nouveau poste. La conséquence paradoxale de cette situation, c'est que l'enseignement de la LSF comme langue vivante étrangère se retrouve privilégié par rapport à celui de la LSF langue première.

 

Inclure les élèves sourds ; quels élèves, quand, comment ?

Sur ce point, la différence d'approche entre les sourds oralisants et signants a sa pertinence. Les premiers sont dans une logique d'inclusion. Les seconds, en revanche, doivent avoir pour priorité de mettre en place les mécanismes de la langue. Les bonnes pratiques d'inclusion commencent à la maternelle : ainsi deux classes jumelles, l'une regroupant des élèves entendants, l'autre des élèves signants, se retrouvent à la récréation, dans certaines activités ou à l'occasion des sorties. À mesure que l'élève progresse dans ses études, le temps d'inclusion augmente, et les modalités peuvent en être de plus en plus légères.

 

Une chose est d'inclure les sourds, oralisants ou signants, dans des classes ordinaires, une autre de les réunir au sein d'un même groupe-classe. Dans les faits, la mixité des groupesclasses incluant sourds oralisants et sourds signants, mixité rarement observée, au demeurant, demeure un projet qui ne reçoit pas l'aval des familles. Dans telle académie cette perspective inquiète les parents des uns comme ceux des autres : les oralisants ne vont-ils pas se « replier » sur la langue des signes française pour communiquer plus aisément avec leurs camarades ? Les signants ne vont-ils pas ressentir leur « handicap » de façon plus aiguë ?

 

Autre élément dissuasif, interrogés sur la mise en commun des moyens matériels et humains, les acteurs du dispositif disent plutôt douter de la faisabilité de cette démarche : un codeur « LPC » [1] n'est pas toujours signeur, les accessoires pédagogiques des uns ne servent pas toujours aux autres, les oralisants ne veulent pas toujours prendre des cours de LSF, etc.

 

En revanche on observe un clivage assez net entre la position des associations et celles des enseignants quant à la porosité des deux voies. Les enseignants eux-mêmes voient dans la pratique de la langue des signes française l'avantage d'une conceptualisation plus précoce, d'un support cognitif essentiel, qui, loin de fermer la voie de l'oral, en sécuriserait plutôt l'accès. Les professeurs de LSF n'ont aucune hostilité a priori vis-à-vis d'un projet d'oralisation chez leurs élèves.

 

Pour autant, on souligne de part et d'autre, la rareté d'un changement d'orientation. S'il est vrai qu'un oralisant qui voit son handicap s'aggraver va accélérer et approfondir sa pratique de la langue des signes française, on ne signale guère de signant qui ait opté pour un parcours oralisant en cours de route. Il reste donc hypothétique que la mixité entre oralisants et signants permette une optimisation des moyens matériels et humains, et plus hypothétique encore que des passerelles soient nécessaires pour assurer une réversibilité des parcours.

 

Les perspectives du post-bac :

Il y a seulement dix ans, les sourds profonds ne se voyaient guère proposer que des formations de niveau V (CAP). Aujourd'hui, sur un panel d'une quinzaine d'élèves interrogés au lycée, tous envisageaient des études supérieures au même titre et dans des branches aussi diverses que leurs camarades entendants. Mais ils les envisageaient avec inquiétude : comment la traduction des cours serait-elle assurée ? Que le problème se pose est en soi un indice de progrès.

 

Il est donc urgent de faire l'inventaire des ressources et de mettre les académies en réseau.

 

Ainsi, dans telle d'entre elles, une élève sourde ayant passé un bac S avec succès, s'inscrit en CPGE « vétérinaire » ; le rectorat s'engage à payer les frais de traduction mais, au vu de la facture de 7000 euros pour le premier semestre, ne peut poursuivre au second semestre. Pendant ce temps, dans telle autre académie, on prend en charge la traduction des cours dans les CPGE scientifiques.

 

Le CNED peut jouer un rôle important, et ses acteurs se montrent ouverts à cette perspective.

 

Un pilotage national s'impose aujourd'hui dans l'enseignement supérieur, tant pour mutualiser les ressources du télé-enseignement que pour installer des pôles de spécialité adaptés aux sourds, où l'on pourrait aménager des résidences comportant des places qui leur soient réservées.

 

Outre sa dimension proprement universitaire, le post-bac pose la question de l'employabilité des sourds, et sous ce rapport, plusieurs académies ont déjà développé un partenariat avec les entreprises. Dans ce partenariat des académies avec l'entreprise, l'approche s'apparente à celle des cordées de la réussite : repérage et parrainage d'élèves, tutorat par les « grands frères », financement de moyens informatiques, stages en immersion, etc.

 

Quelques préconisations

  • Pour éviter que le passage « des pôles aux PASS » n'induise une confusion dans la perception des besoins, mettre en oeuvre un repérage beaucoup plus précis des élèves sourds et malentendants, oralisants ou signants.
  • Développer la qualification des maîtres et accompagnants : au primaire, flécher les postes, créer une spécialité « langue des signes française » pour les professeurs des écoles.
  • Dans le secondaire, poursuivre l'effort de recrutement au CAPES « langue des signes française » ; nommer les néo-titulaires en terrain déjà préparé.
  • S'assurer de la validité de la certification complémentaire en regroupant les académies qui la proposent pour plus de fiabilité.
  • Former les auxiliaires de vie scolaire.
  • Réajuster la carte des PASS pour permettre des effectifs suffisants, tout en répondant à la demande.
  • Améliorer le suivi des sourds oralistes « épars ».
  • Dans le supérieur : recenser et mutualiser les ressources.

 

[1] Il faut rappeler que le LPC (langage parlé complété) n'est pas une langue comme la langue des signes française, mais un codage. Il traduit en gestes les « sons » du français parlé et il complète la lecture labiale (par exemple confusion entre les phonèmes [m] et [b] qui, en « lisant » sur les lèvres se confondent.


Lire le texte intégral du rapport : "La mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 dans l'éducation nationale" - Juillet 2012

bibliothèques Pôles Sourds de la Ville de Paris : lancement du nouveau blog
 

https://bibliopi.wordpress.com/

invitation 7ème Festival Cinéma et Handicap - Soirées des 26 et 28 mai

 

		
		Mesdames, Messieurs,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint deux invitations aux 
soirées des 26 et 28 mai 2015 de la 7ème édition du Festival national du 
court métrage Cinéma et Handicap en vous priant d'en faire la plus large 
publicité.

Je vous en souhaite bonne réception.

Le cabinet de l'inspecteur d'académie
directeur des services départementaux de l'éducation nationale du Rhône
>> Les Enfants du silence à la Comédie-Française
Bonjour,
La Comédie-Française présente Les Enfants du silence de Mark Medoff au Théâtre du Vieux-Colombier jusqu’au 17 mai.
Nous serions ravis d’accueillir les membres de votre association à cette occasion en leur proposant un tarif préférentiel, si vous avez la possibilité de diffuser cette information sur vos supports de communication  (des casques d’amplification, des boucles magnétiques et plusieurs dates de surtitrage sont prévues).
Cette pièce est un véritable plaidoyer en faveur du droit à la différence, internationalement célèbre depuis le film oscarisé de Randa Haines en 1986. Au sein d’une école pour sourds et malentendants, un orthophoniste – qui œuvre à l’apprentissage de la langue parlée – se heurte à une ancienne élève devenue femme de ménage – qui refuse le principe d’une langue normative à laquelle les sourds devraient se soumettre. Dans une esthétique cinématographique, Anne-Marie Etienne raconte leur histoire d’amour et relève la façon dont les codes sociaux conditionnent les relations humaines. Elle crée un espace de rencontres, à la recherche du « vivre ensemble ».
Vous trouverez plus d’informations sur le spectacle en pièce jointe et je me tiens à votre entière disposition pour en discuter,
Bien à vous,
 
Marie Plassat
Chargée des relations avec le public
 Comédie-Française
  tél 01 44 39 87 14
  fax 01 44 39 87 19